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 Tour de l'île en 32 jours

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mahaut
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MessageSujet: Tour de l'île en 32 jours   Jeu 12 Mar - 20:49

République Dominicaine, du 22 janvier au 24 février 2009.

De Santo Domingo à Santo Domingo. 3000 km, 24 étapes. 4 personnes (2 couples)
Quelques notes destinées à la mise à jour des guides et à l'information des candidats au voyage vers cette destination.

ITINERAIRE



PROGRAMME DU VOYAGE

DATES DESTINATIONS KM* OBSERVATIONS
Jeudi 23 janvier 2009. Santo Domingo
Vendredi 23. Santo Domingo
Samedi 24. Azua - 163 ( en passant par Puerto Viejo ! Pour rien )
Dimanche 25. Barahona - 100 ( y compris quelque km en ville )
Lundi 26. Ojeda - 87 ( dont 12 A/R pour la mine)
Mardi 27. - Los Patos 32
Mercredi 28. Pedernales - 220 ( dont 140 A/R pour l’Hoyo de P…)
Jeudi 29. Los Patos 86 ( dont 20 A/R pour Cabo Rojo )
Vendredi 30. La Descubierta 163 ( par Barahona, Cabral et la rive sud du lac )
Samedi 31. San José de Ocoa 215 ( par Neiba, Vicente Noble, Azua )
Dimanche 1er février Constanza - 101
Lundi 2. Jarabacoa - 64
Mardi 3. Punta Rusia - 185 ( par Santo Domingo, Villa Elisa )
Mercredi 4. La Isabela (El Castillo) - 50
Jeudi 5. La Isabela (El Castillo) - 20
Vendredi 6. La Isabela (El Castillo) - 48
Samedi 7. Santiago - 116 ( par Luperon, Imbert )
Dimanche 8. Santiago - 34 ( A/R camp David/SD )
Lundi 9 Rio San Juan - 98 ( par route 1 et 5, la 25 était impraticable )
Mardi 10. Rio San Juan
Mercredi 11. Las Terrenas - 178 ( y compris El Limon et retour )
Jeudi 12. Las Terrenas - 26 ( Playa Coson )
Vendredi 13. Las Galeras - 74
Samedi 14. Sanchez - 92 ( y compris l’A/R playa Rincon )
Dimanche 15. Sabana de la Mar - 270 ( en passant par l’Autoroute et San P. de M.)
Lundi 16. Miches - 54
Mardi 17. Cortecito - 169
Mercredi 18. Cortecito
Jeudi 19. Bayahibe - 141 ( en passant par La Romana )
Vendredi 20. Bayahibe
Samedi 21. Bayahibe
Dimanche 22. Santo Domingo - 147 ( en passant par Boca Chica )
Lundi 23. Santo Domingo - 16 ( remise du véhicule chez Europcar)
Mardi 24 février. Santo Domingo
Mercredi 25. Paris

TOTAL…………………………………………… 2993 kilomètre

Carburant (super) : Moyenne 122 pesos le gallon soit 3,79 litre. Prix du litre en euros : 0,72
Dépense totale correspondante : moins de 300 euros

* Les kilométrages ne sont donnés qu’à titre indicatif…


GENERALITES
Location de voiture par Autoescape. Bon tarif (moins de 50 €) mais il faut savoir que le 4 X 4 qui vous est loué n'est pas forcément adapté au terrain : Notre "Vitara grande" était à boîte automatique et manquait de puissance; nous avons pu quand même passer un peu partout, mais avec un peu d'appréhension qq fois. Que le loueur dominicain (Europcar) commence par une empreinte de votre carte bancaire et un prélèvement de 1100 euros (la caution); l'accueil n'est pas des plus courtois (personne ne parle français) mais cette somme, contrairement à nos craintes, n'a pas été prélevée. À la remise du véhicule nous avons utilisé de nouveau la carte bleue pour payer les 6 jours supplémentaires (un peu plus cher que pour les 24 jours payés en France). Nous avions pris des photos (quelques bosses) du véhicule chez le loueurs avant le départ, mais aucun souci à l'arrivée, sauf la difficulté pour le localiser et le rapporter avant 10 heures (embouteillages monstres le matin, surtout si on passe par le marché, sous l'autopont ! ).



Notre voiture de location, sur la très belle route du Sud

ARGENT - CHANGE
Dans les grandes villes tous les prix sont affichés en dollars ! C'est un peu surprenant mais les marchands sont habitués, leur calculette n'est jamais bien loin mais si vous payez en euros ou même en dollars, la somme sera toujours un peu majorée par rapport au prix en pesos. Nous n'avions donc que des euros que nous avons convertis sans problèmes à Santo Domingo et à Santiago. On peut utiliser la carte bleue (pour retirer, ou pour payer certains commerçants) mais nous n'avons pas pris le risque.
Nous avons changé 1 euros pour 44,5 pesos, toujours après un minimum de discussion… Le différentiel avec le taux réel étant de 1,5 à 2,5 pesos par euro, ce change laisse une bonne marge aux intermédiaires… mais avec les frais ce n'est pas mieux dans les banques…


Opérations de change à Santiago (on se sent en confiance !)

VOL par Air France
Nous avons cassé la tire-lire, en espérant être mieux servi que sur Corsair utilisé pour le précédent voyage en 2006… Une erreur qui nous coûté plus de 1200 euros (à 4) pour rien : À l'aller, personnel pas aimable, à une exception près; il faisait froid, pas d'infos sur le vol. Repas habituel (c'est tout dire…). Au retour, retard de 1h50 (l'avion avait dû être changé au départ de Paris, paraît-il). Du coup, alors qu'on nous avait dit qu'il était possible d'enregistrer à 14h30, pour un départ à 20h20, les agents ne sont apparus qu'à 16 heures… Mais quelle compensation pour le retard ! Chacun de nous a reçu un bon pour… 100 pesos (2€25).

BUDGET
Nous avions prévu 100 euros par jour (par couple, pour l'hôtel, petits déj. 2 repas et carburant). Nous n'en avons dépensé en moyenne que 80, petits cadeaux compris.
L'hôtel le moins cher (Dona Chava, à Pedernales) a coûté 500 pesos (11,23 euros), chambres minuscules mais accueil et petit déj. (2,8 euros) grandioses. Les plus chers 2325 pesos (52 euros) avec petit déj. buffet. L'eau chaude n'est pas souvent là et les sanitaires (douches, wc) laissent souvent… à désirer, même si la "salle d'eau" existe partout. En cas de coupures d'électricité (fréquentes dans le Sud, même si cela s'est beaucoup amélioré depuis 3 ans), la pompe qui alimente les circuits d'eau ne fonctionne plus; donc, plus d'eau ! Le patron oublie quelquefois de mettre son groupe en route, ne pas hésiter à lui rappeler qu'il existe… La Presidente grande est vendue de 35 pesos en supermercado à 150, le café de 10 à… 75, l'eau "purifiée" (25 cl) de 10 à 40.
Quelque soit la dimension de l'hôtel, nous avons toujours eu du linge très propre et de bon lits (sauf 2 fois : trop dur, creux au milieu…)
Nous rencontrerons quelquefois (ici à l'hôtel Camp David) des lits "king size"…


hôtel Camp David

Comme pourboires, nous arrondissions en général les sommes demandées, sauf dans les rares restaurants où le service était facturé; dans ce cas, d'ailleurs, votre addition est majorée de… 26% ! Bon à savoir. Dans les hôtels, la personne qui nous aidait à monter (souvent en étage) les bagages, recevait de 50 à 100 pesos suivant sa bonne volonté.
Les repas (attention, étant donné notre âge vénérable, de 300 ans à nous 4, nous n'avions pas un appétit féroce) nous ont coûte de moins de 1 euros (pique-nique avec sardines, fromage local et fruits frais) à 14 euros (avec langouste, bière "Presidente" et eau minérale). Un plat principal, viande, poulet ou poisson (souvent) avec garniture, salade, frites, riz…) et la boisson suffisait amplement. Pour conserver nos provisions "de route" nous disposions d'un sac-glacière, utilisé pour apporter de France champagnes et foies gras (pour les grands évènements) et à importer au retour ananas "pain-de-sucre" et petites bananes. Dans les hôtels nous demandions à mettre nos blocs gélifiants au congélateur. On trouve aussi partout, pour 40 pesos, des sacs de glace alimentaire en morceau qu'il est possible de fractionner.



Belle langouste à La Isabella, chez Olivo

CLIMAT
La RD n'est plus ce qu'elle était ! Pas UN seul jour de grand bleu… et du 5 au 10 février, pluies torrentielles… La bonne saison qu'ils disaient ! Température la plus haute 31°, la plus basse 14° dans la montagne. Même à Santiago, où la clim n'était hélas pas reversible, mon épouse a dormi avec ses chaussettes… Il est vrai que nous étions sur les hauteurs de la ville… Donc, petite laine et Kway obligatoires

SECURITE
À aucun moment, en ville ou en pleine brousse, nous n'avons eu peur. La populations est indifférente, jamais hostile et toujours prête à vous renseigner sauf que les explications (voies très fortes et débit ultra rapide) ne sont pas toujours faciles à comprendre.
J'ai lu les articles relatant de graves incidents avec des vrais (faux) policiers… En ce qui nous concerne, pas le moindre tracas sur 3000 km et 32 jours. Le seul policier (touristique) que nous avons vu de près nous a accompagné (avec sa moto) dans les petites rues du quartier colonial de SD pour retrouver notre l'hôtel. Comme la patronne n'était pas là, il m'a fait monté derrière lui pour m'amener jusqu'à une boutique téléphone où j'ai pu joindre notre hotesse. Il m'a ramené à l'hôtel et nous a aidé à monter nos bagages. QUE DEMANDER DE PLUS ! Tout ça pour rien… mais nous lui avons quand même fait un petit cadeau, bien sûr. Notre voiture ne portait aucun signe distinctif, sauf un petit drapeau tricolore sur le pare-brise. Nous n'avons jamais roulé entre 17 h 30 et 9 heures. Aux "barrages", très symboliques, les fonctionnaires nous ont toujours fait signe de passer, alors qu'une fois au moins, plusieurs véhicules attendaient pour être contrôlés de près… C'est peut-être notre aspect physique (barbe blanche de mon compagnon qui les impressionnait ?

RENCONTRES
Lorsqu'on pratique l'espagnol, on doit pouvoir se régaler car la plupart de nos interlocuteurs ne demandaient qu'à converser. Hélas ce n'était pas notre cas ! L'espagnol scolaire (c'est loin tout ça) suffisait tout juste à satisfaire nos besoins en hébergement, en besoins courants… Les locaux qui parlent le français sont rares. Est-ce une impression toute personnelle, je crois que les Dominicains riches nous regardaient assez dédaigneusement, les plus sympas étant les plus modestes, comme souvent dans le Monde !
Pas ou très peu de mendiants, un nombre extraordinaire de 4 x 4 flambants neufs, dans les villes mais aussi un peu partout. En province, surtout des semi-utilitaires, double cabine… La République Dominicaine semble plus riche que voici 3 ans, mais une grande partie de la population n'en profite pas encore.

GUIDE DE VOYAGE
Pour faciliter l'utilisation, j'ai choisi le découpage géographique d'un guide bien connu (éd. 2009).
J'en profite pour préciser que les prix donnés dans ce guide collent assez bien avec la réalité. Je ne les indiquerai, d'ailleurs que pour les endroits non référencés ou lorsqu'ils ne correspondront pas avec la réalité.

SANTO DOMINGO
Taxi de l'aéroport à la ville historique (zona colonial), un grand pour 4 personnes et des bagages, 30 euros de 1200 à 1300 pesos).
Casa Marion, 35 € (à payer d'avance) avec petit déj (café, 2 croissants). Confortable mais nous aurions aimé un verre d'eau fraîche ou quelques fruits offerts à l'arrivée… Bruyant les 2 premiers jours, beaucoup moins les 2 derniers. N'importe comment, si vous souhaitez passer de bonnes nuits, boules quies obligatoires partout, ou presque : quand c'est pas la musique, ce sont les discussions nocturnes, les disputes, les combats de chien, ou le chant du coq (déjà plus acceptable !).
Repas très corrects à la cafet. El Conde. La terrasse est si agréable qu'il faut parfois attendre un peu avant d'y trouver place. Pour un peu plus de luxe et de gastronomie, nous avons testé un nouveau restaurant basque (très bien), 17 € par personne en partageant 3 plats, et pour notre dernier dîner, l'incontournable Osteria de Charly et Christian.


Au restaurant basque


Dernière édition par mahaut le Ven 27 Mar - 13:21, édité 29 fois
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MessageSujet: Re: Tour de l'île en 32 jours   Mar 24 Mar - 12:27

À l'OUEST de SANTO DOMINGO
Nous avions prévu une étape à Las Salinas, mais nous avons mis quelque temps à sortir de SD et j'ai préféré filer directement sur Azua. Erreur ! La route est belle et nous sommes arrivés trop tôt… Histoire de visiter un peu, nous sommes partis vers Puerto Viejo. Cette ville ne figure sur aucun guide, et c'était une bonne raison pour aller voir… Nouvelle erreur ! Il n' y a vraiment rien à voir, pas même la mer que l'on aperçoit au loin, derrière les grilles d'une grande installation industrielle; seulment des grandes cheminées qui fument ! Retour sur Azua et Hôtel San Ramon, triste, triste… Accueil ? C'est quoi ça ? Enfin, les chambres sont correctes même si le mobilier est vraiment très sommaire : pour fêter notre première étape, pas de table : nous avons dû sortit une table de nuit sur la terrasse !
Avant le champagne, pour fêter la première étape, rien ne vaut une bonne partie de domino ! Comme nous arrivons toujours trop tôt pour dîner, trop tard pour aller visiter, les petits rectangles étaient un bon moyen pour se détendre. L'achat de la boîte (5€ à Santo Domingo) a bien été amorti ! Sans compter sur la curiosité et l'étonnement des Dominicains…



Dîner au restaurant Cira. Très bon mérou (de belles tranches, par la suite nous ne trouverons que des petits "mérous", plus apparentés aux poissons de roche). Nous y prendrons aussi le petit déjeuner. Service lent mais sympathique…
Peu après Azua, nous avons vu le lendemain sur la gauche de la route des "Cabanas" qui semblent plus accueillante que le San Ramon… À tester une prochaine fois !



BARAHONA
Pour notre 2e étape, l'Hôtel Caribe est complet, les autres ne nous inspirent pas. Même le "luxueux" Costa Larimar : les toilettes situées à la réception sont bouchées ! Pas la peine de payer 60 €… Nous continuons notre route jusqu'au Playa Azul. Superbe… 2000 pesos avec le petit déj. Les repas sont évidemment un peu plus chers que dans les restos locaux, nous nous contenterons d'une salade composée dans laquelle l'ajout d'un œuf dur aurait été bienvenu…

Piscine agréable mais la plage de sable est… démontée ! Suite au dernier cyclone, elle est recouverte de galets.



C'était la plage de l'hôtel

Le soir nous dégustons notre boisson reconstituante avec amuse-gueule devant le bungalow… Pas longtemps, les moustiques attaquent.
D'après la patronne, c'est autour de la piscine que l'on peut échapper à l'appétit de ces petites bêtes. Dès le lendemain nous irons acheter des bombes (pour pulvériser dans les chambres pendant que nous dinerons), des serpentins anti-moustiques (bien pratiques pour mettre sous la table). En fait, nous ne rencontrerons ces petites bêtes que très rarement. Eau chaude… sanitaires parfaits.




Hotel Playa Azul

OJEDA
Villa Morinda. Cet hôtel ne figure pas sur les guides… À juste titre ! Sur internet, ça paraissait bien mais sur place… Bon, le patron, un Canadien n'était pas là (c'est très souvent le cas des propriétaires d'hôtels), la Dominicaine qui nous accueille est jolie et très sympa. Mais hélas… Il y a une fête autour de la piscine, donc musique à fond la caisse… "Cela ne va pas durer, vers 18 heures, ce sera fini". OK. Il y a 2 chambres au premier étage, séparées par une salle d'eau. La chasse ne fonctionne pas : un fil de fer trouvé dans la cour (c'est pas ça qui manque) permettra un dépannage sommaire. Ne pas tenter d'ouvrir les portes des armoires : elles vous tombent dessus ! Bof, pour une nuit ç'a ira. C'est quand même 22€50 avec le petit déj. La demoiselle nous préparera un dîner correct que nous prendrons sur la terrasse agréable (malgré le bruit qui persiste; je vais voir : il n'y a plus personne, mais la video continue à tourner… et ne s'arrêtera que vers 20 heures). Vers 2 heures du matin un ivrogne vient chanter sous nos fenêtres. Après quelques moment de patience, je crie un grand "ta gueula" ! Message bien reçu, le ténor s'éloigne… Le lendemain matin, le petit déj. est servi au rez-de-chaussée dans une pièce agréable et impeccable… Il faut revoir les chambre, Monsieur le Canadien !


Le point positif de la Villa Merinda : la vue de la terrasse

Petit retour sur la route de Barahona pour la mine de Larrimar… La piste d'accès ne s'arrange pas : 1 heure pour monter (une douzaine de km) et 3/4 d'h pour en revenir.


Je distribue les photos prises en 2006

Intéressant pour voir les conditions de travail (en coopérative) et négocier de belles pierres brutes.


Une des entrées de mine. Après quelques mètres, c'est au fond d'un puis vertical que les mineurs accèdent au filon


Mines de Larrimar. - Le choix et les négociations sont difficiles


LOS PATOS
Avant d'arriver à l'hôtel nous faisons un stop au bord de la rivière. C'est très joli mais il y a beaucoup de monde. Comme nous sommes lundi, nous ne comprenons pas pourquoi. Nous nous proposons d'y revenir déjeuner lelendemain…


L'embouchure du Rio



Déjeuner au bord du rio. Brochettes de saucisses et galettes, Presidente et eau… (PHOTO)


Hotel Oasi Italiana
Hotel Oasi Italiana. info@lospatos.it. Giordano, le patron, n'est pas là… Mais l'accueil est agréable, les chambres et sanitaires corrects (notre lavabo s'écoulera normalement lorsque j'aurai remis le syphon en bonne position). Le coin est calme. Pas de clim. (l'électricité n'est pas assez puissante) mais les ventilos suffisent. La petite piscine n'est pas très limpide mais elle le redeviendra le soir, après le retour du propriétaire qui va la nettoyer. Nous négocions à 1500 la chambre (33,75€) en prévoyant un nouveau passage dans qq jours (puisque nous serons obligés, faute de piste utilisable, de revenir sur nos pas. Excellent barracuda pour le dîner et beau coucher de soleil…




LOS PATOS - PEDERNALES


l'Hoyo de Palempito

Nous avons quitté la grande route pour l'Hoyo de Palempito, site très intéressant. mais il ne faut surtout pas suivre les indications routières : 7 ou 8 km avant Pedernales, une panneau annonce Cabo Rojo à droite et l'Hoyo tout droit ! Il faut prendre la première direction et lorsque vous serez sur la piste (qui passe dessous la route) prenez à gauche, c'est tout droit… Sinon, vous ferez comme nous, vous irez jusqu'à l'entrée de Pedernales, vous verrez une nouveau panneau : Las Mercedes et l'Hoyo. Bien sûr, on retrouve la piste principale plus loin mais après avoir traversé Las Mercedes (pas grand chose), et demandé le chemin 2 ou 3 fois car la piste, étroite, se ramifie… Les guides disent une heure pour aller, mais il faut compter un peu plus car il y a 70 km… donc 140 A/R. Sur le site, après avoir acquitté les 50 pesos habituels (par personne)…


… vous aurez droit à 7 km de piste plus rustique, à un grand parking où nous avons pique-niqué et à un sentier qui, en quelques minutes vous amène au bord de la falaise. Une immense baraque vide sans même pas un banc (sauf quelques panneaux d 'informations), entourée d'une galerie, vous ouvre ses portes… Vue superbe, très venté ! Pas d'oiseaux… Il faudrait se lever plus tôt

PEDERNALES
Hôtel Dona Chava. Bario Alcoa, tél. 809 524 0332. Accueil très sympatique, cadre verdoyant et nuit calme dans de minuscules chambres, avec ventilo. 500 pesos la chambre, 130 le petit déjeuner très complet; c'est la seule fois où le fromage local, un genre de cheddar nous est servi légèrement toasté, ce qui l'améliore beaucoup… Dîner chez Oleo Mendez… C'était aussi un hôtel mais lorsque nous avions constaté que les chambres donnaient sur un patio où étaient mises les tables, nous avions eu peur du bruit… En fait, cet hôtel est à vendre et, pour le dîner (2 poissons rachitiques et trop cuits, 2 assiettes de crevettes, 1 grande bière et une eau minérale, 35 euros) nous étions seuls !


Informations parc





La côte vue du bateau en allant vers Las Aguilas


Cabo Rojo


Retour vers Los Patos et "extension" vers Cabo Rojo en vue d'aller déjeuner à la Playa de las Aguilas. Jusqu'à l'entrée du parc, la piste est en bon état, ensuite… Après une petite tentative, nous renonçons à utiliser notre véhicule. Avec les bagages, nous avons peur qu'il ne puisse pas remonter, car la pente est très rude. Donc négociation avec un taxi-bateau; pour 3 heures (dont 40 minutes de traversée A/R) nous arrivons à nous mettre d'accord pour 1500 pesos (1600, 36 €, à l'arrivée, nous avons mal compris le chiffre !). Le déplacement vaut la peine et plus tard, lorsque nous verrons les embouteillages de l'isla Saona, nous regretterons de ne pas avoir privilégié l'île Beata.


Las Aguilas. - Une vraie plage déserte, à perte de vue


Cabo Rojo
2e nuit à l'hôtel Oasi Italiana. Et excellente pizza. La grande, à 500 pesos (11,25 €), + une salade suffit pour nous 4 et le dessert, papaye et miel, nous est offert. À notre arrivée, le patron nous avait fait servir des citrons pressés bien frais. Après le bon petit déjeuner, nous demandons la facture. La chambre est passée de 1500 (le 27 janvier) à 1600 (le 29 !), mais comme M. Giordano n'est pas là, nous laissons courir; on va pas se fâcher pour 2 €…


Les chambres de l'hôtel Oasi italiana

Pour rejoindre le lac Enriquillo, la route Paraiso/Polo Magnetico, bien tracée sur notre carte, est absolument déconseillée. Il paraît que, comme celle Pedernales/Jimani, elle suit à plusieurs reprises le lit d'un torrent. Donc nouveau passage par Barahona et contournement du lac par le sud. Après Duvergé, arrêt pique-nique dans ce qui semble une ancienne carrière; il fait très chaud mais à l'ombre, les moustiques guettent et nous dégustons nos sardines en sautant d'un pied sur l'autre ! Quelques km plus loin une superbe place, avec des bancs, face au lac… Pour la prochaine fois.
A tout hasard, en passant, on essaie l'hôtel Jimani… Piscine aussi dégueulasse que l'accueil ! Après un petit café à la sortie de la ville (10 pesos, soit 22 c., mais le sucre est généreusement incorporé ! Attention, précisez bien que vous voulez le sucre à part…).
On file sur La Descubierta et après plusieurs visites nous optons pour l'Iguana. Conforme aux descriptions des guides. Repas du soir et petit déj. à l'hôtel. J'ai la photo d'un guide (prise en 2006) et, pour revoir la Isla Cabritos, nous aimerions le retrouver… Mais il n'est pas là. Un autre guide se propose mais le prix demandé pour la balade (que nous souhaitons courte) est exagéré : 3500 pesos. Nous proposons 2000, mais le tarif est imposé par la coopérative ! Ah, si nous pouvions trouvé d'autres clients… mais voilà, pas un seul touriste dans le coin (en 2006, il y en avait quand même quelques-uns)… 2 allemands doivent venir le lendemain de Bayahibé, avec une agence de voyage, ce sera peut-être la solution…
Vers les 9 heures nous voici au bord du lac… Déception ! Depuis les pluies, l'eau a monté… la "piscine" qui faisait un peu le charme de l'endroit est noyée ainsi que les alentours. Les accès à l'embarcadère se limitent maintenant à un seul sentier et il faut chercher les iguanes alors qu'ils sortaient de partout. Notre guide arrive mais pas de nouvelles des autres touristes. Dernière tentative, 2000 pesos c'est mieux que rien ? Non… Tans pis, en route !
On (qui ? je ne sais plus…) nous a dit qu'il était possible de rejoindre San Juan par Neiba… Dans cette ville, une piste semble se diriger vers le Nord… Aucune indication, nous nous renseignons : "la route est plus loin…". Donc on continue. À Galval, même réponse et de fil en aiguille nous nous retrouvons sur la route 44 ! J'en conclu que cette piste, pourtant bien marquée sur la carte, doit être aussi en si mauvais état (en raison des pluies, peut-être) que les Dominicains ont fait tout pour nous dissuader de la prendre. De San Juan, nous avions prévu de gagner Commendator, Restauracion, Dejabon par les routes 2 et 47, mais nous ne sommes plus du tout sûr que ce soit faisable, alors… je préfère m'en tenir à l'itinéraire pratiqué en 2006…


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MessageSujet: Re: Tour de l'île en 32 jours   Mar 24 Mar - 13:30


LE CENTRE DU PAYS
… Et nous rejoignons San Jose de Ocoa. Le petit hôtel testé en 2006 s'est bien amélioré; il s'appelle désormais El Barcon. Bon accueil, les chambres du 1er étage sont correctes et en choisissant celles les plus éloignées de la route, nous serons tranquilles. Sur les conseils d'un étudiant, dîner à l'hôtel-restaurant Baco… Le repas (poulet) n'est terrible, mais très bon marché. Il doit en être de même des chambres, et si cela vous intéresse vous pourrez joindre le frère du proprio à johnnymontilla@hotmail.com… Il parle français et est très serviable. Bonne surprise le lendemain matin, notre véhicule, garé dans une cour fermée (ce sera le cas dans 95% des hôtels) a été très bien nettoyé… Avec le portage de nos bagages, le garçon aura bien mérité son pourboire.
Petit déj. à la cafeteria du Barcon. Comme souvent, pour boire du café chaud, nous sommes obligés d'en redemander. Il est toujours très bon, (cafe molido SantoDomingo, de 70 à 200 pesos les 453 gr, suivant qu'on l'achète en ville ou à l'aéroport !) mais préparé d 'avance et mis dans une thermos. De plus, le pain est toujours un peu long à venir : pour les amateurs de tartines trempées, la synchronisation est difficile ! Dans toute la partie sud du voyage, le beurre sera remplacée par de la margarine (c'est plus sain ! ). Mais on retrouvera du beurre dans les hôtels des régions touristiques et on peut en acheter un peu partout.


Constanza
7 heures de route! Les guides en donnent 4 pour faire les 90 km entre San Jose et cette bourgade ! Mais la piste, déjà difficile en 2006 est dans un état lamentable et pour ne pas casser la voiture de location nous louvoyons avec beaucoup de prudence entre les creux, les bosses, les ravines.




Après les derniers villages et à l'entrée de la forêt, nous cassons la croûte sur la terrasse d'un petit chalet noyé dans la brume.



Casse-croute devant le chalet

Plus loin, nous traverserons des bancs de brouillard. La températures est descendue à 15° ! Brrrrrr ! Arrêt sous la bruine à la Pyramide et plus loin, sur le plateau, retrouvailles avec la civilisations : quelques serres de plastique, des militaires qui nous arrêtent… Papiers ? Non… fraises ! On nous en présente au moins 5 kilos !Pour quelques euros nous en acceptons la moitié; elles sont excellentes, bio ! et à des degrés de maturité différents ce qui nous permettra, en les triant, d'en faire nos desserts pendants les 3 jours suivants… J'aurais aimé voir de plus près ces serres, discuter avec les producteurs qui, vu l'état de la piste, doivent avoir beaucoup de peine à écouler leur marchandise), mais le temps n'incite pas au vagabondage, même si les nuages se sont dispersés… Il faudrait pouvoir rester dans le secteur mais où loger ?


Les fraises de la montagnes… Espèces de gourmands, je suis certain que vous ne voyez même pas le petit chien !

Ensuite s'amorce la descente et après le passage, facile, du gué annoncé par les guides nous retrouvons avec bonheur le goudron et un petit hôtel-restaurant tout neuf, l'hôtel Exquisiteces Dilenia, 7, calle Gaston F. Deligne (809 539 2213); chambres correctes et restaurant style chalet suisse. Repas, chambre et petit déj. nous reviendront à 3000 pesos par couple (33 €). A titre indicatif, pas d'eau chaude et accueil très froid dans la même rue, à l'hôtel Colinas del Valle…


La salle à manger du Exquisiteces Dilenia

Nous pensions en avoir fini avec la piste, mais ce n'est pas le cas, même si le chemin s'améliore jusqu'à Jarabacoa. Avant d'entrer en ville j'avais remarqué une petite pancarte sur la droite, "Hôtel Oasis", inconnu de nos guides. Nous allons d'abord faire un tour en ville pour voir ce que donnent les établissement référencés… pas facile à trouver, ou mal situés ! bref nous abandonnons les recherches et revenons sur nos pas (3 km environ). Nous ne le regretterons pas car l'Hôtel Oasis, Carretera de Pedregal, antes del puente, 829 667 6498, 829 210 6928 (au bout d'une impasse) se révèle agréable. Nous disposerons de 2 chambres (petites) reliées par une immense pièce dominant une piscine (inutilisable en raison des pluies) et un bras de rivière ou frétillent des centaines de poissons. Nous demandons au responsable, Jorge Cardenas, s'il peut nous en préparer : Non, car sa femme est absente et il ne peut pas en même temps faire la cuisine et aller à la pêche ! L'option cuisine était la bonne ! Le poulet "à la Française" qu'il nous prépare et que nous dégusterons sur la terrasse de sa maison sera le meilleur de tous ceux dégustés en RD. 500 pesos la chambre, 75 le petit déjeuner, 500 le dîner (par couple)…


Petit déjeuner chez Jorge, à Jarabacoa

Avant de quitter la petite bourgade, petite balade vers le Balneario de la Confluenza. A part la fraîcheur qui doit être agréable lorsqu'il fait très chaud, le site quasiment désert en ce jour de semaine, ne présente pas un grand intérêt. Sur sa route, l'hôtel Villas del Mar (hovimar@hotmail.com) peut être intéressant pour les grandes familles amateurs de luxe…


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MessageSujet: Re: Tour de l'île en 32 jours   Mar 24 Mar - 16:01

LA CÔTE NORD
Nous voici sur du vrai goudron… C'est bon, c'est même l'autoroute n° 1 vers Santiago que nous devrions éviter pour filer vers le nord-est. Mais les panneaux indicateurs,ou sont peu explicites et nous pataugeons dans les faubourgs avant de retrouver notre route 1. Objectif Punta Rucia… Les guides disent de passer par Villa Elisa et, sur la carte cela paraît logique, sauf que la pluie n'a pas épargné cette région ! La piste est bouleversée, nous aussi. Alors que la route par Los Hidalgos, plus longue certes, a été complètement refaite et est bonne, contrairement à ce que dis le Routard. Arrêt pique-nique à l'ombre et cette fois encore les moustiques attaquent… Ils n'aiment pas les "routards".
Punta Rucia ne nous inspire pas…et nous continuons vers le paradis promis, la plage de La Ensenada, encore 3 km de mauvaise piste, gués, et cherchons notre gîte pour le soir.


La Ensenada… Pour échapper aux moustiques, il faut nager. Problème, on a pied sur 800 mètres

Pas grand monde de ce côté, nous ne trouvons pas "Marco et Gertie"; peut-être un peu de mauvaise volonté de la personne, tenancière de la seule gargotte ouverte, qui nous renseigne et nous aiguille vers un jeune garçon. Il faudra un bon moment pour le retrouver, et pendant que nous attendrons en bordure de la plage les moustiques attaquent; il paraît que c'est la plaie de cette plage ! Le jeune homme est le gérant, gardien d'une villa très bien située mais difficile d'accès. La piste est rude mais le coup d'œil vaut la peine car de là-haut, nous dominons les deux côtés de la pointe. Nous nous réjouissons de notre trouvaille; l'Hacienda Brisas del Mar est presque neuve. Il y a au rez-de-chaussée une belle cuisine (mais de la vaisselle sale baigne dans l'évier), un salon; au premier 3 chambres dont celles qui nous sont offertes. La propreté du cabinet de toilette est "limite" (nous nous apercevrons que si nous utilisons le tapis de bain, nos pieds seront plus sales qu'avant le bain…) mais il y a de l'eau chaude et, au-dessus une superbe terrasse. Nous sommes un peu inquiet de savoir que nous devrons partager le cabinet de toilette à 6 (la 3e chambre étant occupée par notre gérant et sa petite amie), mais après l'habituel marchandage, on part de 2000 pour arriver à 1750 ce qui encore cher… "Oui mais ce n'est pas un hôtel, c'est une habitation particulière" !


Très belle vue de la terrasse de l'Hacienda Brisas del Mar

L'avantage de la cuisine, c'est qu'elle est bien équipée; Un grand congélateur (qu'il faut arrêter dès qu'on a plus besoin) nous permettra de bien refroidir foie gras et champagne ce soir il y a quelque chose à fêter! Une grande cuisinière avec un grill bien utile pour rissoler pain de mie et fromage local. Et, pour dessert, les dernières fraises seront le bouquet de ce dîner de roi !



Je surveille attentivement

Nos jeunes amis ne sont pas là le soir mais ils rentrent vers 2 heures du matin… Ce sera les seuls bruits de la nuit. Nous avons renoncé a profiter de la terrasse : moustiques ! Heureusement la bombe nous en protégera dans les chambres.
Nous avions prévu de rester 2 jours, mais le paradis n'est pas celui que nous attendions… Après un bon petit déjeuner (préparé nous-même, mais il y avait les ingrédients nécessaires), nous reprenons la bonne route pour…


Vue sur la plage depuis l'hacienda

La Isabela (ruina de), El Castillo. Hôtel El Rancho del Sol. Il en figure plus notre guide mais même s'il semble en voie de disparition (il est à vendre), et si la fonction restaurant a disparue il existe encore ! Les patrons ne sont pas là. Pour 3 jours, nous négocions avec la dominicaine très sympa qui nous reçoit. Elle appelle son patron (le portable, qui passe partout, est bien utile); notre prix, 1300 pesos (30 €) par nuit avec petit déj. très complet, est accepté… si nous payons d'avance ! La petite piscine est propre. La plage aussi mais dès le lendemain le mauvais temps s'installe. Comme on ne peut pas manger sur place, ce sera l'occasion de tester les restaurants du coin : Chez Christine (des Belges), filet de bœuf très bon, 400 pesos sur la carte, mais 500 sur la cuenta (ceux à 400 ne sont pas bons…), sauce facturée en plus (50 pesos par personne), nous n'apprécions guère! Au total, 2240 p. (51 euros) pour 4.


La terrasse de Christine

Chez Olivo, accueil "à la dominicaine". On y mange bien, le café est offert. Le premier repas nous coûtera 1420 pesos (toujours pour 4). C'est là qu'Olivo nous présente, bien vivante, le beau crustacé que nous dégusterons, après avoir examiné l'offre du chef, le lendemain… Hélas, sa cuisson (sur le grill, certes, mais sur celui du gaz) ne sera pas à la hauteur ! Rien ne vaut les braises… Dépense 2100 p.


Olivio, son épouse et… une bonne cliente

3 jours au même endroit ! Tous le monde se repose… Je vais seul visiter le parque nacional. On dirait que question restauration, ça bouge un peu; une équipe nettoie le terrain… Ce n'est pas Cuzco, bien sûr, mais ces vestiges des premiers découvreurs sont très émouvants…
La deuxième nuit a été mauvaise, malgré le grand calme : Lucette a une crise de sciatique et a beaucoup de mal à se lever. Sur les conseils de la patronne, qui est venue nous saluer (son mari et un des fils nous ignore, l'autre fils semble plus sympathique mais aussi très timide), nous allons consulter le médecin qui officie au petit dispensaire d'El Castillo. Cette dame, très aimable, fait une piqûre qui calme rapidement la douleur… Qui reprendra de plus belle la nuit suivante. De quoi nous inquiéter car il faut reprendre la route ! Nouveau passage pour le dispensaire, nouvelle piqûre et depuis, plus rien… Tous ces soins sont gratuits ! La doctoresse ne veut rien accepter, mais accepte quand même les lunettes récupérées que nous trimballons depuis Paris.
Autre avantage de ce dispensaire, il est situé en face du 3e restaurant du coin, chez Tina… Reportez-vous à la photo et vous comprendrez que son établissement a recueilli notre pleine approbation ! De plus, les repas se prennent, comme chez ses confrères, sur une terrasse, mais chez elle de grandes bâches protègent du vent et nous les apprécions. La facture est douce : 1800 pesos dont une bouteille de vin à 400 (même prix que dans les supermercados) et rhum largement offert !


Chez Tina. On se réchauffe aux cuisines

Bonnes routes pour Santiago, l'Hôtel Camp David est à 7 km du centre et pas facile à trouver d 'autant que les infos du guide 2009 ne sont plus valables : s'il faut toujours tourner à droite dans la 3e station Texaco, la route d'accès est entièrement goudronnée.




L'imposante entrée de Camp David… On ose à peine franchir le porche

Tout en haut de la colline, l'hôtel est superbe ! Et meilleur rapport qualité/prix en ce qui concerne les chambres, très grandes, eau chaude, clim (que nous aurions souhaité reversible car il faisait froid !), lits king size, petite terrasse et vue imprenable pour 1500 pesos (33 euros). Les bémols : éviter la chambre qui donne sur le parking car les dîners peuvent se prolonger et les livreurs arrivent de bonne heure. Les petits déjeuners ne sont pas inclus (95 pesos + 26% de taxe), la ration de café est mince et le café supplémentaire est facturé 50 pesos + 26%… Pour notre second jour, nous avons demandé et obtenu facilement que la quantité soit plus en rapport avec nos appétits. En ce qui concerne le restaurant, très chic, la cuisine est bonne, les prix paraissent raisonnables mais il ne faut pas oublier les taxes ! C'est uniquement sur les repas que ces 16% (tva ?) + 10% (service) sont appliquées et seulement dans les endroits "classe"…


Vue de notre chambre sur la montagne, hélas le paysage est bien humide

Nous étions à Santiago pour le carnaval… Hélas, la pluie contrarié nos plans et la journée de ce dimanche va se passer en déambulations. Arrêt dans une église pour écouter les chants, mais, juste après notre arrivée ils s'arrêtent pour faire place à un interminable et tonitruant sermon… Comme c'est plein à craquer et que des gens se sont levés pour nous laisser leurs places, nous sommes un peu gênés pour disparaître… Déjeuner dans un restaurant chinois. Il nous faut changer des euros et nous avons peut être eu tord de ne pas le faire le matin, car un seul changeur reste sur place (vers la Poste)… Plus possible de faire jouer la concurrence mais heureusement, tout ce passe bien… Un "guide" parlant français essaie bien de nous accompagner mais comme nous n'avons pas de buts précis, il nous abandonne assez vite.


La terrasse de Camp David. Vue imprenable… Surtout dans la brûme…

de jour, comme de nuit ! Vers 21 heures, le ciel s'est éclaicit… (PHOTO) a supprimer peut-être, ON VOIT RIEN !
Au départ de Camp David, la route secondaire 25 qui semblerait la plus logique pour rejoindre la côte sans passer par Puerto Plata, est impraticable d'après la station-service Texaco où nous refaisons le plein avant de partir. Heureusement que nous avons pris la précaution de questionner le pompiste : les pluies ont emporté plusieurs ponts ! Il faut donc revenir sur Santiago pour récupérer la 1, puis la 5, donc repasser par Imbert… Le ciel s'éclaicit un peu à Puerto Plata pour nous permettre de pique-niquer sur le front de mer en utilisant le comptoir d'une baraque (fermée) pour nous abriter du vent très violent.




Nous partageons le casse-croute avec une petite cireuse de chaussure


Petit arrêt sur la Playa Grande où quelques courageux affrontent les rouleaux avec leurs planches… La route est bonne et nous arrivons assez vite à Rio San Juan et à l'hôtel-restaurant Bahia Blanca.
Lise… pour une fois, c'est la propriétaire qui nous reçoit !

La patronne


Rio San Juan

Accueil par la propriétaire, Lise, au savoureux accent canadien. Mais, comme son établissement elle commence à vieillir et souhaite vendre. C'est dommage car de tous les européens patrons de ce genre d'établissement, c'est la seule qui semble encore s'intéresser à ses clients. L'hôtel est d'ailleurs presque complet et la première nuit sera difficile : un groupe de surfeurs discute très fort jusqu'à notre intervention… Le restaurant est très agréable et pour une fois nous y prendrons tous nos repas, bons et bien présentés.



Le restaurant terrasse du Bahia Blanca

Cette petite ville est vraiment très paisible, on s'y promène tranquillement, les commerces ne sont pas nombreux mais il est possible d'entrer dans les boutiques, de regarder, de marchander sans aucune pression.
Les alentours de l'hôtel invitent à la promenade (à pieds, vers la lagune grigri) mais pas le temps, toujours maussade !
Vue de la terrasse, sur la gauche… C'est aussi joli à droite et il y a même un arc-en-ciel


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MessageSujet: Re: Tour de l'île en 32 jours   Mar 24 Mar - 16:02


LA PÉNINSULE DE SAMANA
Nous reprenons la route avec un peu de soleil… Arrêt à la Playa Grande (encore une !) et la mer n'est toujours pas très attirante.


Allez, un peu de courage !

Petite excursion à la cascade de Cabrera (qui n'en mérite pas une grande). Pique-nique sur la parking du nouvel aéroport. Oui je sais il y a des endroits plus romantiques, mais au moins nous avons les pieds au sec, il n'y a pas de moustiques sur l'asphalte, et il y a de superbe toilettes !


Paysage à vous couper le souffle, entre Sanchez et Las Terrenas

Et voici Las Terrenas.
Petit détour par El Limon car on nous a indiqué un nouvel hôtel. Oui, il existe, il est tout neuf, il y a une piscine, mais… des prix dissuasifs, pas de petit déj. et… pas d'électricité ! Le responsable ne sait pas quand il y en aura. Pour ne pas être venu pour rien nous allons boire un café chez Santi. 75 pesos l'expresso (un des plus chers de R D, c'est drôle car sur la carte les prix des plats sont tout-à-fait dans les normes). Retour sur Las Terrenas, consultations des guides et nous optons pour El Rincon de Abi. Au bout d'une impasse, tranquille, c'est ce qu'il nous faut. Bon, les patrons ne sont pas là ! Mais il paraît que c'est exceptionnel et que c'est juste pour la journée, alors on leur pardonne, d'autant que l'amie qui les remplace nous reçoit fort aimablement. L'endroit est très agréable.



La piscine d'El Rincon de Abi et la paillotte où nous prenons les petits déjeuners

Dîner près d'un petit parc au resto La Llave del Mar. Je crois que c'est le seul restaurant vraiment local, sur la mer et en plein centre, aussi bon marché : 980 pesos (22 euros) pour 4 omelettes/crevettes, 2 spagettis bolognaise, 2 bouteilles d'eau et une bière. C'est si copieux que nous emportons une omelette (le patron nous donne une boîte), elle servira d'amuse-gueule pour l'apéro du lendemain…


Resto local à La Terrenas. La petite fille se reconnaîtra…

Nuit paisible. Pour lutter contre les moustiques, le patron d'El Rincon a importé des pièges extraordinaires : le gaz carbonique dégagé par les humains étant paraît-il ce qui attire ces petites bêtes, un générateur diffuse ce gaz (à très petites doses je pense), et on retrouve toutes les femelles dans une sorte de nasse… Génial.


La piste de la playa Coson où nous souhaitons aller déjeuner est dans un triste état

Et il devient difficile de rejoindre la plage : toutes les palmeraies qui bordent la piste sont maintenant clôturées ! Nous persistons jusqu'à un petit chemin qui mène à l'hotel-restaurant Coson… Mais au bout, pas possible de faire demi-tour… Nous espérons que le propriétaire, un français que nous avons aperçu, va venir ouvrir son portail pour faciliter la main œuvre, mais il a disparu. Avec les tarifs, l'accueil nous dissuade vraiment d'aller déjeuner chez lui.


Playa Coson

Longue et lente marche arrière (c'est pas large et on voudrait pas rayer la voiture ! ), et retour sur la piste jusqu'à une petite pancarte "restaurant Luiz". En fait, c'est le seul endroit où on peut retrouver le sable et aussi (mais c'est pas obligé) déjeuner très bien (poissons)… Heureusement que nous y sommes de bonne heure, des groupes sont attendus… C'est le rendez-vous des quads et des bus de touristes…


Appétissant ! Chez Luiz

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Encore une bonne nuit, un bon petit déj., quelques achats en ville (2 baguettes ça fait plaisir de manger du bon pain, mais on s'habitue très bien aux pains "américains", surtout ceux dits complets) et nous roulons vers Santa Barbara de Samana. Bonne surprise : le centre a été rénové et les petites habitations sont vraiment très coquettes; on dirait la Louisiane…



Le temps de déjeuner (sur un banc, face à la baie), d'aller boire un café, de jeter un coup d'œil aux boutiques et en route pour…

LAS GALERAS
Quelle galère ! En 2006, la route était correcte, mais une installation de conduite d'eau l'a défigurée : c'est la moitié de la route, tantôt à gauche, tantôt à droite, ou au milieu qui est inutilisable. Il faut slalomer. Heureusement, la circulation est quasiment nulle.
La route s'arrange sur les derniers kilomètres et nous voici au bout, à la recherche de notre gîte. Le guide recommande Paradise Bungalows mais c'est complet. (C'est peut-être le seul endroit où nous aurions dû réserver…) En face, un bed and breakfast (hollandais - je crois) est complet lui aussi et finalement c'est à La Plantation que nous trouvons refuge. Un peu plus cher que d'habitude (47 € 3 pour le petit déj.) mais incontestablement, c'est joli. On peut reprocher le manque d'ouverture dans les chambres du rez-de-chaussée (il n'y a que la porte-fenêtre, et si vous avez peur de la laisser ouverte la nuit…) et l'attitude un peu "je sais tout" de M. Rémy… mais bof !


La plantation. - La piscine et la paillote où sont servis les petits-déjeuners.

Pas facile non plus, de dîner à un prix raisonnable mais nous n'aurons pas besoin d'aller bien loin : Grigri va nos préparer un poulet rôti. Commandé à 6 heures pour dîner à 7 h 30 et servi à 8… c'est la République dominicaine, mais on s'en fout, on a toute la vie devant nous… ou presque ! La cuenta, 800 pesos pour 4 (18 €) est douce.

La piste pour la Playa Rincon est aussi mauvaise que celle de la playa Coson, mais… plus longue ! Au passage, pour les amateurs de luxe, l'Hôtel Rincon Rubi, info@rinconrubi.com, est très bien situé, à 2 km de la plage où se trouve aussi son restaurant annexe. Heureusement l'accès à la plage n'est pas (encore ?) fermé… La plage est là, superbe. À gauche, on ne sait pas, nous n'avons pas eu le temps d'aller voir ! A droite, après avoir suivi une piste parallèle à la plage, je ne reconnais plus le site vu en 2006 ! Les bulldozers sont passés par là… Il y a des chaises longues et des parasols partout ! Et deux restaurants, celui de l'hôtel Rincon Rubi et le Rincon Beach, plus couleur locale où nous déjeunerons très bien.



RINCON BEACH

Le patron nous offre même un dessert, noix de coco rapée et miel. Merci… C'est bête, avant de quitter Las Galeras, comme nous ne pensions pas y revenir, on a oublié de demander si une chambre était encore disponible le soir, donc nous ne pourrons pas profiter d'avantage des joies de la baignade. Comme des bus, des hordes de quads envahissent les lieux, nous aurons moins de regrets de reprendre la route vers 14 h 30…
Un dernier regard, qu'elle est belle… !

Je n'aime pas revenir sur mes pas, mais bien obligé : Les Galeras est un cul-de-sac. Avec un peu d'audace, et un bon 4 X 4, on pourrait peut-être revenir sur El limon par la côte nord ? Après Rincon la piste ne continue-t-elle pas ? Dieu (ou Allah) merci, il y a encore des choses à découvrir ! Bref, après avoir encore vagabondé un peu entre les plantations d'ananas (gros ananas "pain de sucre", 70 pesos chez le producteur, donc très chers, mais les meilleurs dégustés en RD), il faut bien repasser par La Samana et continuer la route 5 jusqu'à Sanchez où une étape est prévue.



SANCHEZ
À l'Hôtel Patria, c'est Madame Patria qui nous reçoit… les chambres sont aussi petites que les lits sont grands ! Tout du moins en ce qui concerne notre chambre… très kitch ! Les prix sont ceux du guide. En cas d'affluence, Mme Patria à un concurrent qui s'est installé juste à côté.


Le repos du guerrier… C'est t'y pas mignon ?

Pas de restaurant à l'hôtel, mais la patronne nous indique que pour les petits déjeuners, il y a une cafeterai pas loin en haut…, à droite… Pour le moment, après l'installation dans les chambres et la remise du Suzuki dans le garage, nous descendons (le terme est bien exact) vers la mer, le port. Mais quelle déception ! Où est passée l'eau transparente et azurée de la playa Rincon ? Ici, de l'autre côté de la péninsule, c'est un rivage noir, de l'écume et une mer uniformément gris sale, opaque. Cela risque de dégoûter les candidats à la visite de Haïtises car c'est un point de départ pour l'excursion. La preuve, le patron du seul et peu engageant restaurant de l'endroit nous propose ses services… Que nous déclinons car le lendemain nous serons à Sabana; le Parc national est plus accessible de cet endroit. Il n'insiste pas. Nous reprenons la route de l'hôtel où Lucette va se reposer (nous venons de déambuler pendant une bonne heure), pendant que nous allons reconnaître la cafeteria où nous espérons dîner.
"Revenez vite… mais oui, c'est juste à côté, on en a pour un quart d'heure…"
De rue en rue, de fil en aiguille, nous marchons cette fois vers le haut de la ville (pas très avenante)… La cafet est fermée ! Et elle ne sert, a priori que de la "cuisine rapide". Pas d'autre possibilité de restauration… Retour à la case départ. L'hôtel est facile à retrouver, c'est la rue en face d'une antenne-relai… Quelle rue, au fait ? Et quel hôtel ? La fatigue, la chaleur ? Nous ne nous souvenons plus de rien. Donc on descend trop bas, on remonte trop haut et lorsque nous trouvons, enfin, la bonne antenne (il y en a au moins 4 dans le secteur), une heure s'est passée, l'accueil de Madame, inquiète, n'est pas des plus cordial ! Heureusement le petit briefing-apéro du soir, le repas improvisé après notre passage chez un épicier remettent tout le monde d'aplomb ! Le salon, en bas, est tout petit, mais la patronne nous abandonne sa place, devant la télé. C'est aussi là que nous prendrons demain matin notre petit déjeuner : Madame Patria fournit le café (elle ira même me chercher un peu de lait chez un commerçant voisin) et nous avons le reste pain, beurre… Rien d'autre à payer que la chambre, 600 pesos (14 €).
Initialement, j'avais prévu de rejoindre Sabana de la Mar en passant par le lac-barrage de Cotui (j'avais gardé un bon souvenir du coin avec l'hôtel Rancho del Lago, ses truites, et de la rencontre avec des pêcheurs et leurs drôles d'embarcations…), les route 23 et 11 vers Monte Plata…



Drôles d'embarcations ! La photo est de 2006

Mais on nous confirme qu'un pont détruit (et non reconstruit depuis 2 ans) empêche la passage de Nagua à Pimentar et Cotui. Ce qui obligerait à faire un grand détour…
Tant pis, un peu d'autoroute nous reposera ! C'est vrai qu'elle est belle (limitée à 90 km/h, radars ?). Elle traverse le parc des Haïtises, une aire de repos bien placée serait la bienvenue. Si elle permet d'acheminer rapidement les touristes du nord au sud et vice-versa je pense qu'elle ne va pas contribuer au désenclavement du Centre ! C'est vrai qu'il y a bien une sortie "Monte Plata" mais comme nous sommes lancés et peu sûr de la fiabilité du tronçon El Puerto/Hato Mayor, nous continuons, après avoir loupé l'accès à la route 4 (indiqué seulement en direction de SD) jusqu'aux faubourgs de Santo Domingo, pour l'autoroute 3 (3 péages !), San Pedro de Macoris… Où nous pataugeons une demi-heure avant de trouver (avec l'aide d'un Dominicain) la direction de Hato Mayor.
Cette route n'est pas des meilleures et après Hato, c'est encore pire… Lorsqu'on regarde la carte, cela paraît loin, mais ces 270 kilomètres, la plus longue étape du périple, se fera quand même assez facilement et nous arriverons à…

Sabana de la Mar bien avant la nuit. Je retrouve avec plaisir le restaurant-hôtel El Tres. C'est un jeune Dominicain qui nous accueille, nous montre les chambres, donne le tarif, 1000 pesos avec le petit déjeuner. Le temps et l'humidité commencent à avoir raison des installations : On dirait que la plupart des chambres ne sont plus utilisées; dans la nôtre une grosse araignée, dans celle de nos amis, un solide cafard, et, ce qui est plus gênant pour dormir, un matelas creusé en son milieu. Pour ce qui est du calme, il est toujours garanti. Martha est arrivée et est venue nous saluer. Son mari, beaucoup plus discret, nous regarde de loin… et commencera à s'apprivoiser lorsque nous partirons le lendemain…
Il n'y a personne d 'autres que nous, c'est un peu triste sous la grande paillote bar salle-à-manger et le filet au poivre, signalé par notre guide est trop frais. Il a visiblement été acheté en ville lorsque nous l'avons commandé. Pas de sauce au poivre, seulement quelques grains…


La pittoresque salle-à-manger de El Tres

Piste d'accès encore très mauvaise pour l'entrée du parc des Haïtises. Cette fois encore, le fait que nous ne soyons que 4 ne joue pas en notre faveur pour le tarif de la balade… Et aucun groupe auquel nous aurions pu nous joindre n'est signalé. Où sont donc passés les touristes ? Pour une fois, on aimerait en rencontrer quelques-uns… Nous essayons bien d'obtenir un prix, mais là comme ailleurs, les guides préfèrent ne rien faire que faire des efforts sur leurs prestations…


L'embarcadère pour le Haïtises


Un petit effort de rénovation pour les gardes du parc

Mers amis ne sont pas enthousiastes, et en ce qui nous concerne, nous avons eu notre compte de lagunes et palétuviers au cours des séjours africains… alors, après une petite visite du site, nous nous dirigeons pour le déjeuner au Restaurant-hôtel Cano Hondo (4 minutas, brochettes de petits poissons frits très bons, 2 eaux, 1 bière, 900 pesos 26% = 1160 pesos). L'hôtel vaut le déplacement pour son architecture, ses cascades-piscines, mais l'humidité ambiante ne nous donne pas envie d'y séjourner ! D'ailleurs nous avons prévu pour le soir une étape à Miches.
Je me souvenais d'une route correcte… Est-ce la mémoire qui me joue des tours ? Toujours est-il que nous retrouvons des nids de poule, des tronçons totalement dégradés, puis une piste (plutôt plus roulante que l'asphalte) jusqu'à l'entrée de Miches

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MessageSujet: Re: Tour de l'île en 32 jours   Mar 24 Mar - 16:17


MICHES
En 2006 nous avions été très mal reçus à l'hôtel La Loma… Rassurez-vous ça n'a pas changé ! Le patron, un Suisse ? est un vrai ours ! Alors que la réceptionniste avait répondu affirmativement à notre demande de chambre, il est intervenu, sans le moindre bonjour pour dire que non, il n'y avait rien ! Alors ça ne vaut pas le coup d'escalader la colline d'autant que la montée est très escarpée, pas large et sans visibilité. Un des atout de l'hôtel Bahia del Este que nous avions choisi en 2006, son restaurant simple et bon marché, n'existe plus, le confort est peut-être amélioré, mais nous préférons retourner vers un établissement aperçu à l'entrée de la ville en venant de Sabana, juste avant le goudron… l'Hôtel Terraza Cafeteria Aqui me Cuedo, 809 912 8191. C'est tout neuf.



Bon, la discothèque, sous les chambre, semble dissuasive mais la patronne nous assure qu'elle s'arrête de bonne heure; les chambres (à 600 pesos) sont correctes, alors nous tentons l'expérience. À la fraîche, une petite terrasse (fermée par des grilles comme souvent, on est en cage) nous permettra de pique-niquer en toute tranquillité. Le manque d'électricité n'empêche pas la sono… la discothèque est ouverte ! Il y a même une boule, des projecteurs, une piste (de danse) impeccable, mais aucun client… Nous sommes en semaine, heureusement… vers 22 heures ce sera le silence. Pour avoir de l'eau, le lendemain matin, il faudra secouer le patron pour qu'il remette le générateur en service… Le petit déjeuner nous sera servi dans la cafeteria attenante.[/
LA CÔTE DES COCOTIERS
Pour rejoindre le sud-est, j'avais choisi l'itinéraire continental, par El Seibo et Higüey. Route enfin agréable à tout les points de vue. Après Cerro Gordo, nous ne suivons pas la direction Punta Cana (aéroport). Nous continuons par la route 105. Bonne idée : ce sera la rencontre avec le coup de cœur du voyage. Sur la gauche, un univers multicolore attire les regards. Il s'agit d'un élevage, pardon, d'une fabrique de… papagayos (perroquets) !

[IMG]http://i730.photobucket.com/albums/ww307/mahaut-bucket/Perroquets.jpg[/IMG


On assiste
à toute la "chaîne" de fabrication, depuis le tronc d'arbre dégrossi, la sculpture plus précise, la peinture… Les gens qui travaillent sont tous très sympathiques, et nous repartons avec quelques specimens



Avant peinture…

Ailleurs nous en verrons beaucoup, guère plus chers mais moins bien finis, à tel point qu'au retour, nous reprendrons intentionnellement cette route pour compléter nos achats !
Lorsqu'on approche de la mer, la circulation devient difficile; d'abord parce qu'elle est plus dense, ensuite parce que les indications sont… non, elles ne sont pas ! Après quelques demi-tours et une demi-douzaine d'arrêt interrogatifs, nous voici enfin à…

CORTECITO
Hôtel Cortecito Inn, 2325 pesos (52 €) avec le petit déjeuner-buffet très complet. Les chambres sont grandes, avec chacune sa terrasse, les salles de bains ne sont pas de première fraîcheur mais il y a l'eau chaude et aucun problème d'approvisionnement en électricité.






Les chambres de l'hôtel sont sur 2 niveaux. On voit très bien leurs petites terrasses…
La piscine est très propre. Restaurant de l'hôtel, vers la plage. 2 crevettes sautées, 2 dorades meunière, 2 verres de vin, une bière et une eau pour 2070 + 26% soit 2700 pesos, 60 euros… Très cher pour le pays, mais on nous offre le rhum ! Avec nous, 8 clients ce soir, il fait froid, beaucoup de vent… Même topo le lendemain soir. Nous avons jeté un coup d'œil sur les concurrents, ils sont tous du même acabit, pas de gargotes locales dans le secteur… La plage de l'hôtel est vraiment minuscule, 3m de large et les 2 chaises longues occupent presque toute la place, mais en marchant une dizaine de minutes on retrouve plus d'espace… Nous en profiterons avec une bonne chaleur et le soleil enfin revenu.
Pour les achats de tableaux "naïfs" (à mon avis c'est plutôt le qualificatif des acheteurs), c'est Byzance ! Nous en avons vu, ici et ailleurs des centaines avant de trouver qq chose correspondant à nos goûts, enfin, presque. Dès qu'un sujet, un style sortent du lot, ils se retrouvent copiés à des milliers d'exemplaires. Ce n'est pas une question de prix (ce que les vendeurs ont du mal à comprendre) mais la recherche d'une œuvre que l'on souhaiterait unique !
À signaler le jeune homme qui s'occupe de la boutique internet et téléphone, tout près de l'hôtel ; il parle français et extrêmement aimable… Vous pourrez lui demander n'importe quoi, il vous aidera, sans contrepartie.

À l'est de Santo Domingo
Au départ de Cortecito, mêmes difficultés qu'à aller pour retrouver notre route ! Mais nous y arrivons et nous retrouvons nos vendeurs de perroquets, encore plus sympa, puisqu'ils voient bien que nous sommes revenus pour eux. Amicales négociations. Où est ce que nous allons pouvoir loger tout ça ?

J'ai suggéré aux responsables d'ajouter une petite écuelle sur le perchoir, pour que les vrais oiseaux puissent venir manger. Si vous voyez ça à votre prochain passage, il y aura au moins un atelier où tout ne sera pas comme partout !
Ensuite passage par Altos de Chavon, incontournable même si tout est fait pour décourager les touristes : il y a une très belle route qui va droit vers le site… mais elle doit traverser les zones des villas de luxe, donc, à cette entrée nous sommes rejetés ! L'entrée "de service" est plus loin, mauvaise piste et nouveau portail au bout de 3 kilomètres où on doit laisser une carte d'identité (des fois qu'on aurait l'idée, au retour, de passer par la zone résidentielle !).


l
es belles arcades d'Alto de Chavon

Le site est bien décrit dans les guides, c'est vrai qu'il mérite le détour mais pour ce qui est de se restaurer, étant donné les prix pratiqués, vaut mieux chercher ailleurs. C'est ce que nous ferons en poursuivant vers La Romana. Le restaurant Don Quichotte est toujours aussi "chic", tristounet, désert, mais avec un peu de patience, on y mange bien à un prix raisonnable. Encore un peu de belle route et voici notre dernière étape…


Dernière édition par mahaut le Jeu 26 Mar - 11:07, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Tour de l'île en 32 jours   Mar 24 Mar - 16:18

BAYAHIBE
Mais où est le village de pêcheurs ? En 2006, ils étaient déjà rares… mais le village est en pleine transformation, immeuble et supermarché en plein centre ! Chez Captain' ... où nous essayons de nous renseigner, personne ne parle français ! Voici, enfin la Villa Iguana où nous envisageons de passer 2 jours et 3 nuits. Comme d'habitude, c'est une Dominicaine qui nous fait visiter. Entre les chambres du rez-de-chaussée, l'appartement du premier, le penthouse du 2e étage, les disponibilités ne sont pas nombreuses. Notre choix se porte sur les 2 chambres du bas, une ventilée à 1350, l'autre, climatisée à 1750 pesos. Payables d'avance… C'est très propre, très calme. Frais, bien sûr mais les courants d'air qui circulent dans le petit patio intérieur seraient appréciés davantage s'il faisait chaud !

En insistant un peu, nous arrivons quand même à dialoguer avec M. Werner. Il va réserver pour nous des places sur un catamaran à voile pour l'ile Saona, avec retour par bateau rapide. Le temps n'est pas encore au beau fixe nous espérons une amélioration pour le lendemain.
À peine le temps de profiter d'un petit déjeuner agréable, un jeune dominicain vient nous chercher : il faut être à 9 heures à l'embarcadère… Même pas le temps de passer chez le pharmacien ? Non ! Nous voici donc sur la grève et assez vite un premier bateau vient nous récupérer pour nous emmener à bord du catamaran, vraiment superbe. Nous ne sommes qu'une douzaine, formidable… Mais le capitaine n'est pas encore à bord, d'autres passagers arrivent, 10, 20, 50… On ne part toujours pas… Pour faire patienter, on nous soigne : un gros baffle est installé sur la plage babord et à fond les décibels ! On ne peut plus parler, faute de s'entendre ! Quelques énergumènes commencent à se dandiner… Moi qui espérait entendre la chanson du vent dans la grand voile… J'entrevois une solutions : sur la plage tribord, par de sono… Nous nous y réfugions. C'est acceptable, le couple et un groupe de 4 personnes qui sont aussi de ce côté semblent aussi vouloir bavarder tranquillement. Trop beau pour durer ! On apporte un 2e baffle de notre côté, c'est reparti ! La musique, pas le bateau; à 10 h 15 nous sommes toujours à l'ancre… Je vais voir le capitaine. 1, il accepte de déconnecter notre haut- (très haut) parleur. 2, après un appel téléphonique, sans doute à des clients retardataires, il met le moteur en route… Tout va bien, sauf que nos voisins vont se plaindre… ils veulent de la musique ! J'essaie bien de leur faire comprendre que de l'autre côté, ils ont toute la musique qu'ils veulent, et qu'ici, c'est pour la tranquillité; rien à faire ! Si au moins c'était de la musique locale, mais non, ça gueule en anglo-américain !
L'équipage a hissé la voile (tout en gardant le moteur), c'est très beau mais pour ce qui est d'entendre le vent ! Sur le filet, au-dessus des vagues, c'est un peu plus agréable. Traversée d'une heure et nous voici à… Disneyland ! Des chaises longues partout, des paillotes self-service, une structure gonflable…


L'heure de pointe à Bayahibe !


SAONA





Où est l'île déserte ?
J'ai l'impression de ne pas être dans la même île que dans celle visitée en 2006. Il est vrai que nous avions payé alors 50 €, la même somme qu'aujourd'hui. Mais c'était pour la plage "du docteur", nous n'étions que 10 sur un bateau, la langouste était au programme… Pour aller à cette plage, nous étions forcément passé devant cette aire de "débarquement"… Pourtant je ne me souviens pas d'avoir vu un tel cirque !

Self-service… Les langoustes surgelées (pas comprise dans le tarif de base), sont dans les glacières…
Est-ce possible que les choses aient changées à ce point ? Ceci dit, à part pour le départ, l'Organisation est parfaitement minutée… Repas bien servis (surtout si vous ne passez pas les derniers…), rhum, récupération à l'heure dite, arrêt à la "piscine", rhum, mais pas de promenade dans les palétuviers… L'heure de retard du départ n'a pu être rattrapée, sans doute ? Les marins font peut-être les 35 heures ? Une journée qu'ils disaient… Départ 10 h 30, retour 16 h 30… les journée sont courtes en RD !
La piscine… On y patauge un verre de rhum à la main… L'eau est transparente mais à part les étoiles de mer (déposées tous les jours par l'office de tourisme ?) rien à voir.

À l'hôtel, le propriétaire n'est pas du genre à s'enquérir de la satisfaction de ses clients ! Il me faut aller frapper chez lui, au 1er étage, pour lui faire part de mes observations… Il a l'air de s'en foutre complètement mais me remercie quand même. Au fait, comme beaucoup d'autres, il essaie de vendre son hôtel. L'âge d'or est-il terminé ?
Le lendemain, plage. Il faut marcher un peu vers la gauche sur un petit chemin qui longe le cimetière, avant de trouver une plage publique assez belle et ombragée. En continuant une pancarte prévient qu'on entre dans un resort; pas de barrière, gardes invisibles, cela permet au moins d'aller admirer les 4 restaurants, les immenses piscines et de grappiller au passage quelques fruits (bananes, mandarines, melons, papayes…) mis à la disposition des clients. Je n'ai plus rien à lire (pour moi, c'est grave !), en français, il n'y avait rien à l'Iguana; alors je fais le tour des chaises longues de resort en espérant trouver un magazine, un bouquin oublié. Il y en a beaucoup, anglais, allemands, espagnols, aucun en français ! Même pas à vendre à la boutique…
Vers 13 heures, repas chez ? (j'ai oublié le nom…) le restaurant mitoyen du Barco Barcafé. Prix (1360 euros) copieux et bon, café offert. Très peu de clients. Retour à la plage. Il faut en profiter, car jusqu'à présent nous n'avons pas eu l'occasion de profiter beaucoup du soleil… Nuit tranquille…
C'est dimanche. Il paraît que le soir il faut éviter de se trouver dans les files d'automobilistes qui rentrent de week-end. Embouteillage garanti aux postes de péage, donc nous quittons de bonne heure Bayahibe. Petit détour vers la ville nouvelle de Dominicus ! On se croirait dans une bande dessinée, dans un épisode d'Astérix ! Maisons, appartements, boutiques, hôtels, tout est luxe ! Mais où est l'âme ? Je voudrais bien vivre assez longtemps pour revoir ce secteur dans 50 ans; construites à la va-vite, sans entretien, utilisées temporairement, toutes ces belles choses seront sans doute englouties par la nature…

La Romana, San Pedro de Macoris, nous voici sur la 4 voies, guettant, comme indiqué sur le guide, la sortie "Boulevard"… on roule, on roule, rien… Enfin une sortie mais c'estBoca Chica, justement ce que nous voulions éviter !

BOCA CHICA
Tant pis, comme il ne s'agit que de déjeuner, on verra bien. On a vu !
Nous trouvons assez facilement à stationner, ce ne sont pas les gardiens qui manquent (pensez à bien noter son nom, car vous risquez de le retrouver après qu'un autre vous ai réclamé le pourboire !). La plage n'est vraiment pas large, encombrée par les terrasses des restaurants, les éventaires des boutiques qui débordent jusqu'au sable. Nous sommes tout de suite assaillis par des vendeurs de toute sorte… Les prix ne sont affichés nulle part, c'est compréhensible car lorsque nous demandons "la carte" les tarifs nous surprennent ! C'est plus cher qu'à Cortecito… La mer est houleuse, il y a beaucoup de vent et nous trouvons refuge dans un tout petit restaurant, un petit peu en retrait. Il y a deux Dominicains qui déjeunent, c'est plutôt bon signe. À peine avons-nous demandé les prix qu'un jeune homme nous questionne en français : "Que nous voulons-nous manger". Du poisson, mais à quel tarif ? Ici, c'est pas cher… C'est-à-dire ? 320 par personne. Bon, c'est déjà plus raisonnable et nous nous installons. La cuisinière nous présente les "mérous". Un moyen et des petits. Pour les petits, elle en mettra 2, avec des frites et une salade (je suis le seul à oser manger des crudités)… Ok !



Si vous allez manger ici, méfiez-vous des intermédiaires !
Nous voici à table, notre jeune interprète sert la bière et converse agréablement. Dès que nos verres sont vides il les remplit et s'empresse de remplacer la bouteille vide. Voici les poissons, trop cuits, et, comme les frites trop salés… Bof , on se fait une raison. Notre aimable copain a soif. Peut-on lui payer un verre de rum ? À 200 pesos la bouteille, cela ne devrait pas nous emmener trop loin, et puis, il est si aimable ! Il revient avec un verre et nous remercie…
Nous demandons l'addition. Notre ami disparaît… Pourquoi n'est-ce pas la personne qui nous a préparé les plats qui fait la note ? Mentalement, nous avons calculé que nous devrions payer 4 poissons 1280 2 bières, 200 1 eau 20 le rhum, 100 : 1600 pesos… L'addition revient : 2600 pesos ! 195 le rhum (le prix d'une bouteille et on n'est même pas sûr que ce soit vraiment ça qu'il y avait dans le verre), 400 les 2 bières et pour la première fois en Rép. Dominicaine, les garnitures ont été comptées en plus. Devant notre colère, il nous emmène voir le patron. Sur la carte qui nous est montrée maintenant, les frites, salades sont effectivement comptées en plus du poisson. Nous proposons d'aller demander l'arbitrage de la police touristique… L'addition est vite ramenée à 2000 et, préférant ne pas poursuivre cette discussion, nous payons. Le jeune homme bien sympa était en réalité un rabatteur qui agissait pour son propre compte. On en arrive à penser que si la nourriture était salée (comme la note), c'était pour nous donner soif ! Leçon à retenir : toujours demander la carte.
C'est sur cette mauvaise note que nous quittons les plages dominicaines…
Il n'est pas très tard, la route est pratiquement déserte et la barrière du péage… ouverte !

SANTO DOMINGO
Nous arrivons donc très tôt à Santo Domingo pour retrouver la Casa Marion. C'est là que se situe l'épisode relaté dans le chapitre sécurité.
Lundi, nous allons rendre la voiture… Petit problème avec le gardien du parking où elle a passée la nuit : Marion nous avait dit 100 euros 150 pour le lavage. Nous avons donc préparé la somme mais le tarif a changé, c'est maintenant 150 pour le parking et 250 pour le lavage ! Nous nous en tenons à notre information, mais le gardien refuse obstinément d'accepter les billets… Tant pis, nous quittons le parking après lui avoir promis de revenir le lendemain… Il y a des travaux dans la ville, un marché sous l'autopont, une circulation démente. La voiture doit être rendue à 10 heures. Si nous arrivons plus tard, va-t-on nous compter un jour supplémentaire ? Nous sommes donc un peu stressés et même une fois trouvé le quartier, excentré, nous tournons en rond. Un pizzarolo qui a bien voulu nous montrer le chemin nous arrête au numéro 57… Ce n'est pas là; il y a un autre numéro 57, dans la même rue ! Elle est en sens unique et il faudra faire encore un grand détour avant de trouver enfin Europcar. Il est 10 h 30, mais les formalités se passent très bien.
Comme nous n'en sommes pas très loin, nous décidons d'aller faire un tour au jardin botanique. L'entrée est chère pour les étrangers, 5 $ au lieu de 20 pesos pour les nationaux ! Et il n'est pas extraordinaire. Quand même une bonne chose, le petit train, compris dans le prix d'entrée, est bien reposant pour les voyageurs fatigués que nous sommes.



Pour regagner l'hôtel nous négocions avec un taxi car nous souhaitons aussi passer par l'agence Air France pour une ultime vérification. Notre chauffeur a un peu de mal à trouver, l'enseigne est minuscule ! Mais l'hôtesse est très aimable. Tout est OK, pas de problème pour le vol prévu…

[color:c1aa="Red"]Le soir, dîner à la cafet El Conde, terrasse toujours aussi agréable…

Nous consacrerons le lundi matin à la visite du Mercado (mêmes toiles et bibelots que partout ailleurs). Le rayon des fruits et légumes n'est pas aussi bien achalandé que je l'espérais : pas d'ananas "pain-de-sucre", pas de petites bananes. Les papayes, superbes sont intransportables car trop mûres.




Tant pis, on prendra ce qu'on trouve, faut bien utiliser la glacière ! Nous allons aussi à la poste, acheter des timbres… elle est fermée pour cause de réunion ! Tant pis, nous réglerons tout ça au bureau de l'aéroport.
Au cours de notre promenade, pédestre, nous avons interrogé un taxi. C'est une grande voiture ce qu'il nous faut pour nous retrouver vers 15 heures, chez Charly et Christian, passer par la Casa Marion récupérer nos bagages (bouclés ce matin), et nous conduire à l'aéroport (24 km du centre). On se met d'accord sur le prix, 1200 pesos (27 euros).
Nous terminons le déjeuner bien avant 15 heures. Que faire en attendant le taxi ? Nous laissons nos derniers achats au restaurant et marchons sur le Malecon, histoire de digérer un peu. Pas besoin d'aller loin ! Nous apercevons une voiture qui ressemble à celle retenue le matin… C'est bien elle, le chauffeur à une demi-heure d'avance… Tout se déroule comme prévu. Sauf que… reportez-vous au chapitre "Vol" ! Ce qui nous laissera le temps d'aller au bureau de poste… Il est fermé pour cause de réunion : sans doute la même ?
Au retour, le personnel de bord est plus aimable qu'à l'aller… C'est vrai que de nuit il y a moins de boulot !

CONCLUSION
Si vous êtes jeunes, tentés par la foule, la bronzette, la musique, vous avez le temps ! Les espaces dédiés à ce type de voyage (que je comprends : si vous voulez vous reposer, si vous avez des enfants, si vous ne n'avez que 8 jours…) ne ferons que croître !
Mais si vous voulez visiter ce pays comme nous, faites vites ! En 3 ans nous avons constaté beaucoup de changements…
L'expression "c'était mieux avant" m'a toujours hérissé le poil, mais il faut bien reconnaître qu'elle peut s'appliquer à la République dominicaine. Les prix ont augmentés de 30% ou plus, tout ce qui n'est pas voué au tourisme de masse (ou simili luxe) se dégrade, et je ne parle pas des conditions climatiques (peut-être exceptionnelles ?)…
Bientôt il ne restera plus que le Vietnam : en 2008, un voyage comparable (plages, montagnes, dépaysement, rencontres, sécurité), mais avec taxis, 5 vols intérieurs, 2 passages en hydroglisseurs nous est revenus 4 fois moins cher !
J'ai sans doute fait des erreurs, des oublis… Vous avez sans doute votre mot à dire ? N'hésitez pas… Il y a de la place !


Dernière édition par mahaut le Jeu 26 Mar - 19:02, édité 10 fois
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MessageSujet: .   Mar 24 Mar - 17:29

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